Gérard Marty

Jean-Pierre Pailler traits tirés, traits courts, traits automatiques inconscient, seulement pas si simple que ça le prolongement de la pensée avec un écart de la réalité.

A quoi cela sert-il ? Dessein ou dessin, geste ou espace, signes ou écritures. Le dessin base de tout, immédiate transposition de l’idée à la feuille. Aberration, célébration de l’inutile avec un écart de la réalité. Bientôt tout le corps n’est plus qu’une vaste plaie.

Révélation d’un essentiel équilibre : à la fois celui de faire supporter sa situation et celui de se révolter contre ses conditions d’existence.

<< C’est très bien de copier ce que l’on voit, c’est beaucoup mieux de dessiner ce que l’on ne voit plus que dans sa mémoire >>                                                             Edgar Degas ( dessinateur!)….

La mémoire de Jean-Pierre aime fouiller derrière les apparences, déceler des présences, inventer l’occulte. Chantier de fouille archéologique, art ko-logique…Il triture des images, c’est une sorte de chaos, de magma, une forme entrevue en amène bientôt une autre. Le tableau se construit, strate après strate, des évènements se font jour, et Louis Pons (dessinateur) tranche « on dessine pour se trouver et on rencontre les autres » …. et émotionellement Jean-Pierre vient à notre rencontre.

Gérard Marty 12 décembre 2012 à Rignac.

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